Briefe de net
Imaginez
des créatifs publicitaires, designers, webdesigners, infographistes, stylistes,
directeurs artistiques, etc. qui puissent répondre à des briefes en direct sur
Internet. Faisable ? Infaisable ?
Le
site OpenAd l’a fait ! Question de culture du briefe…
En France, et plus particulièrement à Paris, Jérémie Dumont, directeur de "Pourquoi Tu Cours" a initié les rencontres interprofessionnelles avec "LesApéroDuJeudi". C'est une excellente idée dans ce monde réel. Quant à OpenAd, la réalité du briefe n'est accessible que par le virtuel.
Basé en Slovénie, le site OpenAd (accessible en anglais et en espagnol) accueille près de 9.000 créatifs issus du monde entier (ou presque). Les briefes sont déposés par les équipes marketing des marques. L’accès est gratuit pour les créatifs et payant pour les entreprises. Le site s’est associé au diffuseur de photos Corbis.
Si
le site annonce prendre les dispositions nécessaires à ce que les œuvres des
créatifs ne soient pas pillés, le risque majeur de cette initiative réside au
bas prix. En effet, les projets retenus sont rémunérés directement par les
marques. Conséquence : les entreprises risquent de se laisser tenter aux
propositions des pays émergents… Mais ne faut-il pas (non plus) leur laisser
la « chance » de s’exprimer sur des marques autres que nationales…
Malgré
tout cela laisse une porte ouverte aux petites entreprises, sans trop le sou
sonnant, à offrir une opportunité de travail qu’ils n’auraient pas peut-être
pas proposé en dehors de ce concept.
Ainsi
selon qui se considère comme un « petit » détaillant de mode,
limité dans ses ressources et budget témoigne de la dynamique trouvé par cette
« plateforme ». Parmi d’autres marques : LastMinute.com, le
groupe international de presse Emap, l'agence slovène AC Intercar ont fait appel à ce concept…
Selon
le site OpenAd, 50% des créatifs sont originaires d’Europe continentale (dont
20% au seul Royaume-Uni), 15% d’Asie, 20% d’Amérique Latine , 20% du
Royaume-Uni et 5% des États-Unis et du Canada.
A suivre…






Ce type de place de marché en ligne ne remplacera pas les géants publicitaires qui ont pignon sur rue, car il n’offre pas de conseils stratégiques comme vous savez bien le faire chez vous, alexsens, ni de gestion de comptes ou de moyens d’exécution comme le font les agences.
Rédigé par: Franck Tagetian | le 01 octobre 2007 à 20:12