Après des semaines d’émeutes qui ont conduit à la chute du Président Ben Ali, la Tunisie se prépare à un nouvel avenir…
Mon propos, ici, n’est pas de refaire l’information que nous connaissons tous, mais de régir à l’(in)formation des journalistes eux-mêmes… Juste rappeler que tout a commencé avec Mohamed Bouazizi, qui s’est immolé par le feu le 17 décembre 2010. La population locale a manifesté, 10 jours plus tard, le mouvement gagnait la capitale. Les manifestations ont été réprimées avec violence. Des pillages et des chasses à l’ancien régime ont secoué le pays… L’Armée tunisienne a défendu son peuple. (peu de journalistes ont relaté cette information…). En jouant ce rôle de stabilisation, elle a précipité le départ de Ben Ali. Historiquement non politisée, Habib Bourguiba, craignant un coup d’Etat, l’ayant toujours écarté du pouvoir.
Plutôt que de se préoccuper des tunisiens et de la Tunisie, je regrette que la France et les Français se regardent le nombril sur leurs attitudes « politiquement » correctes ou incorrectes.
Personnellement, je trouve cela déplacé d’entretenir une polémique sur la manière dont la France a réagit en amont de ces événements. Gouvernants de droite ou de gauche se valent sur ce terrain. Cela ne faisait-il pas 23 ans que cette dictature « rampante » existait ? Il y a tant de pays, aujourd’hui, où une dictature semblable existe et où les gouvernants ont les mêmes (indifférentes) attitudes et les mêmes non-ingérences et le peuple (français donc) ne dit mot… Qui ne dit mot consent…mais les relations diplomatiques nous dépassent. Chacun son métier… et je ne pense pas que cela soit celui d’un journaliste.
De toutes les manières, le pays ne peut rester dans une situation transitaire. Si le pays ne semble pas prêt, les tunisiens le sont. Ils sont déterminés à changer leur pays. L’administration est assez efficace et organisée pour mettre en place un scrutin. Elle sera d’autant plus soutenue par une opposition -même décimée par tant d’année de répression-, qui est prête à relever le défi.
Cependant, il y a une chose que les journalistes (tout comme nos gouvernants et son opposition) ne disent pas : comment aider le peuple tunisien.
Avec près de 12 millions d’habitants, la Tunisie accueillait près de 7 millions de touristes par an. Cela signifie que le pays tire principalement ses ressources, et donc son emploi, du tourisme. Il serait indécent de « boycotter » ce pays parce qu’il est aujourd’hui instable.
Personnellement, il serait intelligent et solidaire de : ne pas annuler ses vacances prévues en Tunisie, ou de projeter de passer ses vacances plutôt qu’un autre pays… Leur survie dépend aussi de notre mode de consommation et de nos richesses…
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