Certaines entreprises cherchent des solutions dans le space-management avec une réduction des mètres carrés. Les unes espèrent tout du travail à domicile tandis que d’autres parient sur les seuls réseaux sociaux. Conçu à l’origine pour permettre de partager un espace de travail avec d’autres professionnels indépendants, le coworking commence à intéresser les DRH de nombreuses entreprises.
Le coworking, un partage en réseau ?
L’intérêt du coworking réside dans son offre de rencontre pour des employés éparpillés sur un grand territoire, tout en donnant l’occasion d’échanger des idées et des conseils avec des personnes aux profils professionnels différents. Le coworking est permet aussi de diminuer l’empreinte écologique inhérente aux déplacements des employés.
Le coworking regroupe deux notions : un espace de travail partagé et un réseau de travailleurs encourageant l'échange et l'ouverture. L’espace partagé est déjà un des outils utilisé par les DRH ; le réseau de travailleurs, moins… Les espaces de travail collaboratif attirent surtout des jeunes employés, consommateurs de TIC (Web, réseaux sociaux, etc.) ; mais également parce qu’ils touchent des groupes professionnels plus ouverts à ce type de travail. Les activités liées au journalisme, à la communication, au design, au management semblent plus « adaptées » à cette organisation du travail.
Pourtant des entreprises comme Steelcase a récemment ouvert le Workspring, à Chicago, qui décrit son réseau comme « autant d’espaces d’extraordinaires ; conçus pour favoriser et soutenir la collaboration, la créativité, la productivité et l’échange ». La ferme de lait biologique, Stonyfield, établi au New Hampshire, loue chez Sandbox Suites à San-Francisco un espace de coworking pour son personnel commercial.
Le coworking, un réseau en partage ?
La politique interne d’IBM qui exige que 40% de ses employés n’aient pas de bureaux fixes aux Etats-Unis s’intéresse au coworking. Hier, IBM signifiaient I’ve Been Moved (ils m’ont déménagé). Avec le coworking qui commence, les employés d’IBM pourraient aussi bien dire I’m By Myself (je me débrouille tout seul). D’où ce besoin urgent de trouver un lieu qui procure aux employés ce que leur employeur ne leur offre plus : le contact humain régulier avec d’autres professionnels et des collègues. Le mélange des « genres » donne beaucoup plus souvent lieu à la paire créativité, productivité.
Le coworking, c’est une agrégation ponctuelle de compétences se formant et se reformant selon les projets, plus rapide et flexible que les structures très hiérarchisées des entreprises.
L’avenir appartient-il au coworking ? Probablement ! Seulement l’obstacle à surmonter n’est ni financier ni logique : il serait plutôt d’ordre culturel. Le poids de la routine, les habitudes bien ancrées, où le territoire de « mon » bureau égale mon « terroir ». La résistance au changement est un frein à l’innovation. Pourtant si les méthodes de gestion RH ne cessent d’évoluer, pourquoi en serait-il autrement pour les lieux de travail en eux-mêmes ?